Jenny Shin et Lauren Coughlin ont pris la tête du ISPS HANDA Women’s Scottish Open 2026 avec une carte de 66 (-6). Côté tricolore, Pauline Roussin-Bouchard signe la meilleure performance française (+1), tandis que ses compatriotes peinent à trouver le bon rythme sur un parcours exigeant balayé par le vent écossais.

Shin et Coughlin prennent les commandes à Dundonald Links

Jenny Shin au ISPS HANDA Women’s Scottish Open 2026 via X |@LPGA

Un vent écossais, deux leaders solides

Sous un vent typiquement écossais, Jenny Shin a ouvert le bal avec la meilleure carte de la matinée, un 66 (-6). Partie du trou n°10, la Sud-Coréenne a rapidement pris le rythme avec des birdies au 10, 12, 14 et 18 pour un aller en -4. Malgré un bogey au 4, elle a terminé fort avec deux birdies aux 7 et 9. « Sur ce parcours, les mises en jeu sont cruciales », expliquait Shin, satisfaite de sa précision au drive et de sa capacité à atteindre les par 5. Habituée aux links, elle a su composer avec les rebonds imprévisibles et le vent, un atout qu’elle attribue à une semaine d’entraînement en Suède sur des parcours similaires.

Dans la vague de l’après-midi, Lauren Coughlin, victorieuse de l’Aramco Championship en avril, a égalé ce score. Huit birdies, deux bogeys et une maîtrise totale du jeu long lui ont permis de rejoindre Shin en tête. « C’était difficile, le parcours est plus ferme que d’habitude », confiait l’Américaine. « J’ai dû adapter mes choix de clubs, mais j’ai très bien putté et exécuté mon plan de jeu. »

Derrière, A Lim Kim et Pettersson en embuscade

La Sud-Coréenne A Lim Kim occupe seule la troisième place à -5 (67), portée par une série de trois birdies consécutifs sur les trous 10, 11 et 12. La Suédoise Lisa Pettersson, vainqueure sur le LET, suit à -3, frustrée par une fin de parcours moins réussie mais satisfaite de son jeu global : « C’est un marathon, il reste trois tours à jouer. »

Quatre joueuses se partagent la cinquième place à -2, dont Esther Henseleit, Anna Nordqvist, et les Japonaises Erika Hara et Miyu Yamashita. Un groupe de cinq joueuses, à -1, complète le top 10, parmi lesquelles Daniela Darquea, Julia Lopez Ramirez et le trio thaï Patty Tavatanakit, Chanettee Wannasaen et Pajaree Anannarukarn.

Les Françaises en quête de repères

Côté tricolore, la journée fut plus contrastée. Pauline Roussin-Bouchard s’en sort le mieux avec une carte de 73 (+1). Malgré un bon taux de greens en régulation (15/18) et un putting solide (35 coups), elle a concédé quelques erreurs sur les par 5, notamment au 14 et au 16, qui l’ont empêchée de rentrer dans le top 20. Nastasia Nadaud suit à 75 (+3), pénalisée par un retour difficile où elle a perdu trois coups sur les neuf derniers trous. Perrine Delacour, en délicatesse sur les fairways (7/14), boucle son tour à 76 (+4), tandis que Céline Herbin-Marshall et Agathe Laisne terminent à 80 (+8), loin des standards qu’elles espéraient atteindre. Enfin, Céline Boutier, absente des images fournies, reste la meilleure chance française sur le papier pour les prochains tours.

Un parcours exigeant et des conditions typiquement écossaises

Le Dundonald Links, long de 6425 yards, a offert un test complet : rough épais, greens rapides et rafales imprévisibles. Les joueuses les plus expérimentées ont su adapter leur trajectoire basse et leur stratégie de placement. Les statistiques confirment cette tendance : les meilleures cartes du jour affichent un taux de greens en régulation supérieur à 80 %, preuve que la précision reste la clé sur ce links côtier.

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